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Reportage photo avec les lycéens grévistes
Le 29 novembre 2007Mardi 27 novembre, nouvelle journée de mobilisation lycéenne et étudiante contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Du côté étudiant, l'UNEF (Union nationale des étudiants français) a quitté la coordination nationale étudiante (qui regroupe des délégations d'étudiants grévistes) pour rejoindre les tables de négociation avec le gouvernement. Cette journée est un test. Étudiants et lycéens vont-ils amplifier le mouvement, ou au contraire, reprendre le chemin des facs et des lycées ?
À Toulouse, les plus courageux se sont levés tôt. Au lycée Saint-Sernin, dans le centre-ville, des lycéens bloquent les portes de l'établissement depuis six heures du matin. Ils accrochent des banderolles aux barreaux des fenêtres. Par petits groupes, les jeunes manifestants s'activent, écrivant des slogans sur de grands draps ou communiquant avec les élèves internes à qui la direction a interdit de quitter le lycée. Peu avant l'heure de manifestation prévue dans le centre-ville, les lycéens se regroupent pour tenter une "opération commando". Le but est de pénétrer de force dans un autre lycée situé à quelques centaines de mètres pour enjoindre leurs congénères de les rejoindre à la manif.
Après de longues minutes de face à face avec le directeur, les lycéens forcent le passage sous le regard interloqué des professeurs. Malgré leur bruyante présence dans la cour du lycée, très peu d'élèves les rejoignent. Certains manifestent néanmoins leur soutien en saluant par la fenêtre de leur classe. Le groupe de manifestants, à peine grossi, part alors vers la place du Capitole (là où se trouve la mairie de Toulouse) et y retrouve quelques centaines de lycéens, d'étudiants et de délégations de professeurs et de personnel d'universités.
C'est alors parti pour quelques heures de marche à travers le centre-ville toulousain. Les estimations varient entre 2000 manifestants (chiffres de la police) et 5000 (chiffres donnés par les organisateurs). Parmi les slogans scandés : "Qui sème la misère, récolte la colère..." ou des plus tendancieux : "Nicolas, comme Cécilia, on te veut pas !". Pas de tension avec la police et les CRS (Compagnies républicaines de sécurité). Une vingtaine d'entre-eux, casqués, protège la banque nationale. Des étudiants et lycéens (le service d'ordre) forment alors un cordon de sécurité pour éviter tout contact entre les manifestants et les forces de l'ordre. Vers 19h00, la manifestation se disperse dans le calme, après que les appels aux prochaines actions et manifestations ont été passées par les organisateurs.
Reportage texte et photos : ©Clément Debeir / Milan Presse.

















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Anonymous User
at
2007-12-27 16:27
jolies photos



J'ai 10 ans mais je suis contre la loi pécresse car plus tard je la subirait