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Le parachute doré se dégonfle
Le 26 mars 2008• “Ces mecs là sont hors du réel” : Laurence Parisot, dirigeante du syndicat des patrons français (Medef), définit ainsi la pratique des parachutes dorées chez certains PDG. La polémique a éclaté à l’annonce du montant reçu par Denis Gautier-Sauvagnac. L’ex-responsable de la fédération de entreprises métallurgiques (UIMM) a touché 1,5 millions d’euros.
• Un parachute doré désigne la somme qu’un PDG reçoit lors de son départ, en plus des indemnités classiques. Ce bonus est négocié avant l’arrivée dans l’entreprise. Une manière de remercier le travail du dirigeant et de compenser la clause de non-concurrence. Le montant du parachute reste le même, quelles que soient les performances de l’entreprise, ce qui fait parfois scandale. En 2002, Jean-Marie Messier laissait ainsi Universal dans une situation catastrophique, mais recevait 20 millions d’euros.
• Le cas du patron de l’UIMM est différent. Il a été mis en examen en janvier 2008, dans une affaire de retraits suspects d’argent en liquide. Cet argent pourrait avoir servi à rémunérer illégalement des syndicalistes du secteur métallurgique. Selon des sources, le parachute doré aurait été offert à Denis Gauthier-Sauvagnac en échange de son silence dans cette affaire. Laurence Parisot affirme qu’elle compte faire le ménage au sein de l’UIMM.
O. d. P.



